AIMER SOUS LES OBUS

 

 

 

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Mon amour , s’il arrive qu’on meure

Et que nos cadavres gisent sous terre

Où donc notre amour s’en irait ?

Se fânerait-il comme nos corps le seraient ?

Cette foudre qui détonnait, elle s’éteindrait comme la foudre

Qui s’abat sur Baghdad qui a vu naître notre amour

Comme nos organes se tairaient

Si c’est la destinée de la passion,

Nous y aurions perdu notre temps.

On dit que, quand nous mourrons,

nos âmes à jamais s’en iront

Nos senteurs, dès l’aurore s’écouleraient

Et nos pulsations, dans l’air, souffleraient.

Le matin, avec la rosée, nous irons éclore

et le soir, nos paupières devront se clore.

Et quand le vent caressera les fissures des murs

C’est nos voix qui siffleraient dans la nature.

Et si une abeille, dans le vide, bourdonnait,

Accompagnant l’essaim, résonneraient nos baisers.

Mourir…N’est-ce pas une désolation que de mourir

Alors que les feuilles de nos branches veulent vivre ?

Ma amour, tant que tu vis en moi

Sur la terre, fleurira notre émoi

Nous resterons jusqu’à la venue du printemps

et notre fougue et nos senteurs à jamais, resteront.

Et quand les fleurs accompagneront les évènements

Elles raconteront de leurs senteurs, notre passion.

n’evite pas mon regard ,

je sais que tu as peur peur

Peur que personne ne racontera notre histoire

 

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