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Archive pour 16 février 2007

Et si on parlait d’amour

Vendredi 16 février 2007

Pour la saint Valentin

علمني حبك إن احزن
وأنا محتاج منذ عصور لآمرة تجعلني احزن
لأمراه ابكي فوق ذراعيها مثل العصفور
لأمراه تجمع أجزائي كشظايا البلور المكسور
علمني حبك سيدتي أسوء عادات
علمني افتح فنجاني في الليلة آلاف المرات
وأجرب طب العطارين واطرق باب العرافات
علمني أن اخرج من بيتي لأمشط أرصفة الطرقات
وأطارد وجهك في الأمطار وفي أضواء السيارات
والملم من عينيكِ ملاين النجمات
يا امرأة دوخت الدنيا يا وجعي يا وجع النايات

أدخلني حبك سيدتي مدن الأحزان
وأنا من قبلك لم ادخل مدن الأحزان
لم اعرف أبدا أن الدمع هو الإنسان
أن الإنسان بلا حزن ذكرى إنسان
علمني حبك أن أتصرف كالصبيان
أن ارسم وجهك بالطبشور على الحيطان
يا امرأة قلبت تاريخي
آني مذبوح فيكِ من الشريان إلى الشريان
علمني حبك كيف الحب يغير خارطة الأزمان
علمني حين أحب تكف الأرض عن الدوران
علمني حبك أشياء ما كانت أبدا في الحسبان
فقرات أقاصيص الأطفال
دخلت قصور ملوك الجان
وحلمت بان تتزوجني بنت السلطان
تلك العيناها أصفى من ماء الخلجان
تلك الشفتاها أشهى من زهر الرمان
وحلمت باني اخطفها مثل الفرسان
وحلمت باني اهديها أطواق اللؤلؤ والمرجان
Votre amour madame m’a fait connaître la cité de la tristesse
Avant de vous connaître je n’ai jamais pénétré la cité de la tristesse
Avant de vous connaître Je n’ai jamais été dupé par la cité des supplices
Je n’ai jamais su que les larmes, l’homme et la mémoire étaient complices

Votre amour Madame m’a enseigné la tristesse
Depuis des siècles je cherchais celle qui détenait l’art de la tristesse
Celle qui pourrait me prendre dans ces bras comme elle prendrait un oiselet
Une femme qui collerai mes morceaux comme les pièces d’un vase brisé

Votre amour Madame m’a appris des maniérés étranges…
Il m’a appris à remplir plusieurs fois dans la nuit ma carafe tarie
A tenter les remèdes des guérisseurs à frapper à la portes des voyantes

Il m’a appris à sortir de mon ego pour errer dans les rues du Caire
Et poursuivre votre visage sous la pluie et dans la éclairage des réverbères
A guetter  les étoiles de vos yeux que mes doigts ensserrent

O femme qui range et dérange ce monde, Ô ma douleur, douleur des Nays (1)

Votre amour m’a appris à déchiffrer les mots comme un enfant
A dessiner votre visage à la craie en m’appliquant
O Femme qui a inversé mon histoire, je suis votre démarcation

Votre amour m’a converti, je n’atteste que par votre dieu, vous étés la révélation

Il m’a appris que parce que je vous aime, la terre et les astres trament pour moi

Votre amour m’a enseigné des choses que je n’aurai jamais pensé posséder
J’ai parcouru les contes d’enfants,

Sur le front d’une reine j’ai déposé un baiser

je suis entrer dans les palais des rois génies

J’ai aspiré d’épouser la fille du sultan
Celle dont les yeux sont d’un noir de braise et des cheveux en parade
Celle dont les lèvres sont plus appétissantes que les fleurs de grenade

J’ai rêvé de l’enlever comme un chevalier vaillant

De lui offrir des perles du corail ,et tout mon bataillon

votre amour Madame ce n’est que du délire

Il m’a appris comment passe les saisons,

sans que la fille du sultan vienne ……

Nizar Kabani

(1)_ Instrument de musique apparenté un peu à une flûte mais qui a une sonorité très triste.

Je suis désolée pour la traduction, qui a ôté un peu du sens et de la beauté de ce poème, particulièrement dans la subtilité de la langue arabe .

J’utilise les « * » pour faire comprendre que je ne suis pas sur de la traduction.
Si quelqu’un à l’âme d’un traducteur qu’il n’hésite pas à me donner ses suggestions.